Un dossier publié dans La Presse et deux entrevues diffusées à Radio-Canada mettent en lumière une réalité préoccupante : les décès de personnes en situation d’itinérance demeurent largement invisibles et sous-estimés au Québec.
Ces contenus présentent les premiers résultats d’une recherche menée par une équipe de l’Université de Sherbrooke, dont Caroline Leblanc, chercheure postdoctorale en santé communautaire, et le Dr David-Martin Milot, professeur agrégé à l’Université de Sherbrooke. L’analyse révèle notamment une hausse importante des décès chez les femmes en situation d’itinérance entre 2020 et 2024, ainsi qu’une proportion élevée de décès associés à l’itinérance cachée.
Ces constats rappellent l’importance de mieux documenter la mortalité en contexte d’itinérance afin de rendre visibles des réalités souvent absentes des données officielles, de soutenir la planification des services et de renforcer les actions collectives de prévention.
Le dossier fait également écho au webinaire Signaler un décès en itinérance : pourquoi et comment agir collectivement, disponible sur le site de l’IUD. Cette activité présente la démarche de signalement portée par le projet Mortalité itinérance et les collaborations nécessaires entre la recherche, la santé publique, les milieux communautaires et les institutions concernées.